Il y a l’avant et il y a l’après : la charge mentale 

Lire cette so famous bd d’Emma m’a fait un véritable choc. 

Mais oui. C’est ça. C’est exactement ça. Une révélation. La colère est venue ensuite, la honte aussi. Comment et pourquoi continuer d’accepter ça ?

C’est ce que je n’arrive pas à expliquer à mon copain quand je lui dis que je n’en peux plus, que je fais tout dans cette maison, que je suis fatiguée. 

Merci Emma, vraiment. Ton texte m’a donné une arme, un argument, un outil de défense. Un nom sur mon mal-être et sur ma tête qui explose.

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Une raison à cette haine qui me prend quand juste après le dîner mon compagnon se pose avec un bouquin et que je trottine dans la maison en mode « préparer les vêtements pour demain-mettre les goûters dans les cartables-signer les mots dans les cahiers-envoyer un message à la baby-sitter pour confirmer pour mercredi- aller éteindre la clim dans les chambres et remonter les draps sur les petits corps endormis ». Et qu’ensuite il m’accueille avec un « ba alors qu’est-ce ce que tu faisais ? ».

Un mot sur ma colère quand il m’appelle pendant qu’il fait les courses (en suivant une liste de courses made by me of course) pour me demander s’il « faut acheter le jambon par 4 ou par 6 », « avec ou sans couenne », « de la marque ou pas de la marque ».

C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase quand mes collègues viennent me demander s’il reste des stylos verts ou des craies, du café ou du papier toilette (oui, au travail aussi je suis leur mère à tous…).

L’une des raisons pour lesquelles certaines amies proches (coucou ma poulette) se séparent de leurs amoureux. 

Un tue-l’amour. Un bâton dans les roues du quotidien.
Merci pour toutes les discussions (ok, disputes) que ça a pu provoquer dans mon couple et chez les autres, pour l’effet boule de neige et traînée de poudre. 

La charge mentale, bordel.

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Une année burnée

J’adore Facebook, j’adore son appli « affichez vos souvenirs ». J’adore avoir redécouvert mon article en prémice au burn-out d’il y a un an jour pour jour.

Alors est-ce que j’ai vraiment été en burn-out ? Aujourd’hui je me rends compte que oui. Un burn-out, ça ne se reconnait pas toujours d’emblée. C’est sournois et insidieux. Ce n’est pas forcément une grosse crise de nerf ou une dépression. C’est un ensemble de petites choses et de signaux qui font que non, ça ne va pas tant que ça, même si tout va bien.

C’est avoir le coeur au bord des yeux et pleurer pour un oui pour un non.

Être fatiguée, tout le temps, même quand on dort bien.

Crier plus que de raison, crier puis pleurer, pleurer puis crier.

En vouloir à tout le monde parce qu’ils ne comprennent pas, parce qu’ils ne voient pas que tu te noies, dans un verre d’eau ou dans l’océan ce n’est pas la question, mais tu te noies.

Faire des choses qui ne nous ressemblent pas. Donner une puis deux gifles. Ne plus cuisiner et leur donner des chips au dîner, une fois, deux fois, dix fois. Ne plus respecter ses principes, ne plus avoir de principe.

Ne plus avoir de vie sociale parce que chaque seconde de libre sera utilisée à dormir ou looser sur le canapé.

Ne pas être la mère qu’on a envie d’être.

Et puis parfois c’est le corps qui parle. Mon corps à moi a produit de l’acidité en grande quantité, brûlant tout sur son passage, mon estomac, mon oesophage, ma gorge. Mon corps avait envie que je m’écoute, parce que se plaindre ça ne suffit pas et pleurer non plus parfois. Alors j’ai été en maladie, j’ai eu des examens, des traitements, des médecins se sont penchés sur moi, mes proches se sont arrêtés et m’ont écouté, ils se sont inquiétés, c’est ce qu’il me fallait. Mon corps a voulu que je sois gentille avec lui, que j’arrête de le gaver, je l’ai écouté.

Ca a été le déclic pour moi. Un déclic pour m’occuper de moi. M’inscrire au code, me faire aider en prenant de temps en temps une baby-sitter ou en appelant la famille au secours, en me plongeant à fond dans de nouvelles amitiés, de nouvelles connaissances, en reprenant ce blog et toutes les choses qui me font plaisir. Quand le plaisir et l’envie reviennent c’est gagné.

Je ne dis pas que je ne crie plus jamais, que je ne pleure plus, que je ne les colle plus devant un (ou dix) dessin animé le temps de souffler.

Mais fondamentalement quelque chose en moi a cédé, une petite voix qui me venait depuis avant, avant les enfants et que je n’écoutais plus, une petite voix m’a interpellée et je ne suis pas prête de me boucher de nouveaux les oreilles.

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La fille qui revient de vacances

Dis donc, c’est pas un peu n’importe quoi de commencer un nouveau blog puis de l’abandonner pendant un bon mois ?

Bon, j’avais vacances alors toutes mes excuses, j’étais bien trop occupée à trouver des stratégies pour faire faire la grasse mat’ à mes filles simultanément (oui, au-delà de 8h30)(je cherche encore).

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Blague à part, c’est fou comme elles ont grandi pendant ces vacances. Ma toute petite dit quelques mots et court plus vite que jamais, ma grande a dormi en haut de tous les lits superposés croisés en route et sait traverser à la nage la piscine sans bouée, elle fait même quelques coups de pédales de vélo sans petites roues.

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Bref, des préados toutes les 2.

Quant à moi j’ai fait des sieste, pris des apéros et le soleil et passé du temps en vrai de vrai avec ma Kiki the Mum. (et si tu veux nous voir en photo ensembles, viens nous suivre sur Instagram)

Et maintenant, j’attends avec appréhension et excitation ma rentrée qui aura lieu lundi. D’un CDD de 17h30 par semaine je passe à un CDI de 27h hebdomadaires. Soit pile poil le temps d’aller les récupérer à l’école et à la crèche. L’idéal. Mon idéal. Mais faire le deuil de temps pour moi seule à la maison risque d’être un peu difficile quand je me vois leur hurler dessus parce qu’elles me suivent aux toilettes ou de la table à la poubelle, de la poubelle à l’armoire et de l’armoire à la table.

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A bientôt pour le bilan de mon utilisation des boules de geisha, des posts cheveux et cuisine (what else ?), des mes envies et idées de tatouages et plein d’autres blabla boulot j’imagine ?

En attendant, un petit lien vers mon do’s and dont’s de la reprise du boulot, à me remettre en tête à J-5 !

Mon Hairbier #1 : à la recherche d’une routine cheveux naturelle

Quoi vous pensiez être à l’abri de mes jeux de mot foireux ici ? Oh que non je suis plus en forme que jamais !

Depuis plusieurs  mois, j’ai totalement changé de façon de prendre soin de mes cheveux. Plus de coloration chimique, plus de shampoings et d’après-shampoing chimiques.

Comment j’en suis arrivée là ?

Par un simple constat ma bonne dame : à 32 ans, après de milliard de colorations, décolorations (au moins une tous les 3 mois depuis mes 15 ans je pense), 2 grossesses, mes belles boucles blond foncées ne sont plus que l’ombre d’elles même. Mon cuir chevelu gratte et à chaque pose de coloration chimique je souffre le martyr tellement ça brûle.

Sachant que ma bonnitude repose à 87% sur mes cheveux, la pression pour eux, il fallait faire quelque chose et vite !

Je fais donc tous ces tests vraiment pour des raisons de santé et de beauté de mes cheveux. Pas pour suivre une mode ni pour le bien de la planète (BOUH !).

J’ai testé plusieurs variantes du no-poo (qui veut dire pas de shampoing et non pas pas de lavage ;)) et j’ai aussi pratique des lavages aux poudres naturelles ayurvédiques ou non. Je n’ai pas encore totalement trouvé ce qui me convenait, ce que je préférais, même s’il y a déjà du mieux mais on y reviendra !

Se laver les cheveux sans shampoing, pourquoi s’emmerder au fait ?

– les shampoings traditionnels  du commerce (non bio ou naturels je précise) sont trop agressifs, bourrés de silicone qui étouffent les cheveux et de plein d’autres trucs pas cool qui te donnent les cheveux gras et gratouillants. C’est donc un cercle vicieux qui consiste à te donner envie de te laver les cheveux de plus en plus souvent, lavages qui t’abîment les cheveux. Oui, même ceux qui ont l’air naturel comme le Petit Marseillais ou les Ultra-Doux et compagnie.

Alors on remplace par quoi ?

Les plus aventureuses remplacent par des jaunes d’oeufs, mais moi non (odeur, prix, gâchis, pas envie),

Les plus chimistes remplacent par un mélange bicarbonate/vinaigre de cidre, mais moi non (testé une fois, détesté la texture, impression de décapage, odeur tristounette),

Les plus flemmardes remplacent par des lavages espacés à l’après-shampoing (qui contiennent des agents lavants en petite quantité, attention, il faut des après-shampoing sans silicone ni saloperies) : ah ça oui ça me va ! J’ai les cheveux secs et bouclés (fût un temps en tout cas),

Les plus motivées se laveront les cheveux avec des mélanges de poudres naturelles : rhassoul (sorte d’argile du Maghreb), shikakaï et sidr (poudres indiennes), mélangées à des actifs hydratants (miel, aloe vera)  et d’autres poudres de soin (poudre de guimauve, poudres beauté, amla pour le volume) si on veut. Je le pratique à l’occasion : quel plaisir de fabriquer ses mixtures et de toucher du doigt le 100% naturel ! J’adore le rhassoul qui fait briller et donne énormément de volume. Après une pose de rhassoul de 15 minutes je peux tenir 6 jours sans shampoing (et sans cheveux sales), mais ça emmêle et assèche mes cheveux, je ne peux pas me contenter de ça pour les laver.

Les plus schizos, comme moi, choisiront une alternance de toutes ces solutions. J’ai également commandé sur un site bio un shampoing familial bio et naturel, à la composition irréprochable : Helvétia Natura. Parce qu’un shampoing de temps en temps, ça me fait psychologiquement du bien et ça repeint moins la cuisine que mes lavages au rhassoul (coucou la baignoire bouchée et les coulées de boue sur le carrelage) et parce que je ne suis pas seule dans cette famille.

Mon problème (oui c’est un GRAVE problème) est de maintenant trouver un après-shampoing bio irréprochable, pas cher et en grande contenance. Autant dire que je n’ai pas trouvé mon Graal !

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Je vous raconterai dans un prochain article comment le henné est devenu mon unique colorant pour cheveux, comment le gel d’aloe vera ça sert à tout et que c’est magique, comment je cherche désormais des produits naturels et bio pour mon bébé, comment je soûle tout le monde à ne parler que de ça.

Et si bien sûr vous avez testé des produits et mixtures magiques, racontez-moi ça, je pourrai parler cheveux pendant des heures (ça se voit non ?)

Je me suis mise aux boules

Attention, pour inaugurer ce nouveau blog, ça va parler seske. Mais t’inquiète, ne cache pas les yeux de ton enfant (de toute façon il ne sait PAS lire)(oui je sais il est sûrement précoce, mais ils le sont tous, non ?), ça va parler rééducation du périnée surtout. Je te sens moins excitée là d’un coup ?

La rééducation pour être honnête je n’en ai quasiment pas faite. Oh si, quelques rendez-vous avec une sage-femme par-ci par-là pour la bonne conscience, un soulagement de ne pas voir sa tête horrifiée quand elle va vérifier ta « grotte », quelques mensonges pour lui assurer que je fais les exercices chez moi et hop c’est bon, y a pas de diplôme ?

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Ca aurait fait joli dans ma salle de bain pourtant « dauphin 16/20, anneau qui remonte : peut mieux faire » (si tu n’as pas fait de rééducation, ne cherche pas, promis).

Bref, je sens quand même depuis quelques temps qu’il y a du relâchement. Et avec lui, j’ai un peu honte.

Et je me connais, entre le travail, les filles, mon peu de temps libre et surtout surtout ma flemme monumentale, je n’irai jamais aux rendez-vous, et je ne ferai jamais les exercices.

Donc après avoir lu un article rédigé par une reporter de l’extrême, je me suis acheté des boules de geisha, en ricanant et en inondant mes copines de textos bien sûr.

En sachant que ma commande arriverait surement pendant mon absence et serait certainement récupérée par mon voisin du dessous, architecte sexy, j’ai hésité entre les acheter sur un sexshop en ligne ou sur le site périnée shop (oui oui ça existe)(non non ne va pas voir). Pour mon amour propre quand même, je les ai commandées dans un sexshop en me faisant des petites frayeurs pendant la visite de certaines rubriques (omondieu omondieu ça se met où ça ?).

Apparemment, les boules de geisha font le job toutes seule. Genre tu les mets, tu vas chercher ta fille à la crèche, tu étends ton linge, tu laisses encore brûler une compote sur le feu, comme toutes les compotes maison que tu essaies de faire (pas vous ?) et ton périnée est en train de se rééduquer, ni vu, ni connu (mais peut-être entendu vu que ça gling gling légèrement).

Bref, je teste ça et je vous raconte ?