Le coup de fil à un parent

Je ne sais pas si comme moi, vous avez parfois la chance de voir vos enfants partir quelques jours sans vous. Si oui, vous n’avez pas pu y échapper. Le terrible coup de téléphone de tes enfants.

Le truc qui dure des heures avec chaque faits et gestes de la journée détaillé en long en large en travers, ou au contraire le coup de fil expédié en 3 secondes avec option « rien à foutre de toi maman ».

Mes filles c’est plutôt des bavardes de la mort (tellement que quand elles rentrent de l’école on doit instaurer des tours de prise de parole pour réussir à en placer une), donc forcément, j’ai plutôt l’option 1, fois 2, parfois plusieurs fois par jour !

Dans le top 6 des what the fuck du coup de fil tu as :

  • l’enfant qui ne sait pas exactement où se situe sa bouche, son oreille, ou encore le téléphone trois fois trop grand, si bien que ton enfant doit choisir entre t’entendre  ou te parler. En général, oui, évidemment, il choisit de te parler -_-
  • l’enfant qui s’amuse à tapoter les touches pendant qu’il te parle « aujourd’BIP je suis allBIIIIP BIP BIIIP à la pBIIPge mais je me suis BIIIIIIIIP BIP BIP baignée ».
  • l’enfant qui te MONTRE des trucs au téléphone « regarde mon bracelet que Mamé m’a acheté au marché ! T’as vu, il est beau hein ? » « euh… oui oui super ! »
  • l’enfant qui te répond totalement à côté de la plaque. Toi : »tu t’es amusée à la plage aujourd’hui ? » Elle : « à midi y avait des artichauts j’ai pas goûté mais M. elle a goûté mais elle a dit que c’était bon alors que moi je sais que j’aime pas parce que Nadine à la cantine elle m’a forcé à goûter alors que j’avais dit que j’aimais pas et à la cantine ils forcent tout le temps est-ce que je vais aller à la cantine à la rentrée ? Parce que moi j’aime pas la cantine. »
  • l’enfant qui te raconte tout en détail. Ma grande est la spécialiste « alors ce matin, je me suis réveillée, il était pas très tard mais j’ai entendu du bruit donc ça m’a réveillée, au petit-déjeuner y avait pas de paille alors j’ai pas bu mon chocolat mais par contre j’ai mangé 2 tartines. Non 3, non 2. Je sais plus. Mamééééé ce matin, j’ai mangé 2 ou 3 tartines ? bon ensuite je me suis habillée, j’ai mis ma robe tu sais avec des pastèques dessus, ensuite…… ». En général je mets le haut-parleur, je vis ma vie et je dis « ah oui, super, cool, ah d’accord » à intervalles réguliers 😀
  • l’enfant qui te raconte absolument n’importe quoi. Il te raconte sa petite journée, toi tu gobes tout tranquille et ensuite tu parles à ta mère quelques minutes et tu réalises que non, il n’a pas vu ses cousins, n’est pas allé en forêt, n’a pas pleuré à la sieste et n’a d’ailleurs pas fait de sieste.
  • petit extra bonus : quand ta mère souffle derrière le texte de tes filles pour montrer comment elles s’amusent trop bien et que tu ne t’inquiète pas.

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Bref, dans une semaine ma grande part en classe verte, et je ne regrette (presque) pas que les coups de téléphone soient interdits ! Mais la classe verte, c’est une autre affaire qui méritera bien un post !!

 

Mon hairbier #3 : bye bye le tout naturel…

Il y a 3 ans, en plein dans le maternage de mon tout petit bébé, je me lançais dans le 100% naturel pour mes cheveux : lavages aux poudres et produits à la compo irréprochable, henné, huiles et aloé vera. J’avouais tâtonner un poil et ne trouvais pas mon bonheur en terme d’après-shampoing et de crèmes de soin pour mes boucles.

Un an plus tard je fais le point : j’ai laissé tomber les poudres, il faut se rendre à l’évidence, ma nature de cheveux ultra sèche ne supporte pas ça. Je me tourne vers du bio et du naturel moins irréprochable (Desert Essence) mais efficace. En revanche je conserve les teintures au henné mais vous confie mon ras le bol (temps de pose, bazar dans la salle de bain, odeur…)

En 2017, je m’éloigne encore un peu plus du naturel. Et force est de constater que… mes cheveux n’ont jamais été aussi beaux. C’est dommage mais c’est comme ça, certains types de cheveux nécessitent plus de soins que d’autres ! Aujourd’hui les 2 marques qui trônent sur le bord de ma baignoire sont toujours Desert Essence, et Ultra Doux. Rien de naturel là-dedans je le sais (même si pas de silicone ni de paraben, ni de tensio-actifs sulfatés pour le low-shampoo), mais c’est la seule marque qui ne me gratte pas la tête ou ne m’abîme pas les cheveux.

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Je me lave les cheveux à l’après-shampoing ou au nouveau low-shampoo d’Ultra Doux (qui est EXACTEMENT la même chose que leur après-shampoing, vive le marketing), et je laisse poser des masques à chaque lavage. Chaque matin j’humidifie mes cheveux et je dilue un peu d’après-shampoing sur mes mains mouillées pour leur donner un coup de boost. Oui, l’après-shampoing, c’est aussi à peu près la même chose que les crèmes sans rinçage si tu en mets avec modération.

Même pour la couleur j’ai lâché prise. Le henné c’est trop long à faire, trop dégueu (je ne suis pas très soigneuse ni délicate, j’avoue, et j’en mets partout !) et surtout à force ça détend et raidit les cheveux  ! Ma hantise 😉

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Je me colore désormais les cheveux avec la marque Color & Soin que je trouve chez Naturalia. Je pense que la coloration est non bio (mais sans paraben, sans ammoniaque, sans résorcine, sans silicone). Elle ne gratte pas, ne brûle pas, ne sent pas mauvais et ne dessèche pas les cheveux. Je désobéis à la notice (je vous ai déjà dit que j’étais une punk ?) et je l’applique sur cheveux humides : ça étale mieux la couleur partout et je peux n’utiliser qu’une seule boîte pour tous mes cheveux.

Je suis à l’écoute de tous vos conseils produits mais je pense avoir trouvé mon Graal même si j’aurai préféré pour la planète et pour ma santé trouver l’équivalent en 100% bio ou naturel !

Capillairement vôtre,

Little miss hairy

 

Il y a l’avant et il y a l’après : la charge mentale 

Lire cette so famous bd d’Emma m’a fait un véritable choc. 

Mais oui. C’est ça. C’est exactement ça. Une révélation. La colère est venue ensuite, la honte aussi. Comment et pourquoi continuer d’accepter ça ?

C’est ce que je n’arrive pas à expliquer à mon copain quand je lui dis que je n’en peux plus, que je fais tout dans cette maison, que je suis fatiguée. 

Merci Emma, vraiment. Ton texte m’a donné une arme, un argument, un outil de défense. Un nom sur mon mal-être et sur ma tête qui explose.

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Une raison à cette haine qui me prend quand juste après le dîner mon compagnon se pose avec un bouquin et que je trottine dans la maison en mode « préparer les vêtements pour demain-mettre les goûters dans les cartables-signer les mots dans les cahiers-envoyer un message à la baby-sitter pour confirmer pour mercredi- aller éteindre la clim dans les chambres et remonter les draps sur les petits corps endormis ». Et qu’ensuite il m’accueille avec un « ba alors qu’est-ce ce que tu faisais ? ».

Un mot sur ma colère quand il m’appelle pendant qu’il fait les courses (en suivant une liste de courses made by me of course) pour me demander s’il « faut acheter le jambon par 4 ou par 6 », « avec ou sans couenne », « de la marque ou pas de la marque ».

C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase quand mes collègues viennent me demander s’il reste des stylos verts ou des craies, du café ou du papier toilette (oui, au travail aussi je suis leur mère à tous…).

L’une des raisons pour lesquelles certaines amies proches (coucou ma poulette) se séparent de leurs amoureux. 

Un tue-l’amour. Un bâton dans les roues du quotidien.
Merci pour toutes les discussions (ok, disputes) que ça a pu provoquer dans mon couple et chez les autres, pour l’effet boule de neige et traînée de poudre. 

La charge mentale, bordel.

Rien de neuf sous le soleil

Je reviens régulièrement, et puis je repars. Sans raison. Juste le manque de temps, d’idées, de motivation. J’ai tellement changé. Ou si peu finalement. Avant de publier cet article j’ai relu mon avant-dernier post. Sur mon burn-out. Et puis j’ai pleuré un peu.

Mon dieu que c’est long ces choses-là. Oui je vais mieux, je m’en suis sortie, j’ai beaucoup changé. Mais finalement, à y regarder de plus près, j’ai toujours un pied dedans.

J’ai perdu des kilos, des angoisses et des mauvaises habitudes. J’ai gagné en sérénité, en patience avec mes filles. J’ai gagné des amis, de la confiance en moi. Mon couple s’est fortifié, comme si me dévoiler humaine finalement, plutôt que « surhomme » nous avait rapprochés.

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J’ai perdu mon dernier grand-père. Je n’ai plus de grands-parents. J’ai repris des kilos et des mauvaises habitudes, mon corps me rappelle souvent à l’ordre. J’ai eu le permis de conduire, qui pour moi signifie beaucoup.

Je continue sur Facebook ma vie d’ex-blogueuse. Et parfois je me demande à quoi ça rime d’être là-bas, connectée avec vous, alors que je ne partage plus rien ici. Comme une vie parallèle. Vous m’apportez beaucoup. Vous êtes mon côté sombre et mon côté obscur. Je commence seulement à me dévoiler ainsi dans ma « vraie » vie. Avec mes amis, au travail, avec mon chéri.

Je navigue entre la vie idéale que j’ai toujours souhaitée et des moments d’angoisse terribles. Mon dieu je suis malade je vais mourir. Mon dieu que je suis heureuse quelle vie parfaite. L’histoire de ma vie…

L’histoire de ma vie c’est aussi l’inconsistance et l’inconsistance c’est de revenir ici sachant que je n’arriverai sans doute pas à m’y tenir. Mais après tout, quelle importance ? Prendre ce qu’il y a à prendre, c’est un objectif qui me semble réalisable !

A bientôt !