On joue à la chambre musicale ?

Après les chaises musicales, voici venu le temps des chambres musicales ! Si le sommeil n’a jamais été une partie de plaisir chez nous, les choses se sont calmées depuis quelques années. Avec des nuits de grand n’importe quoi parfois évidemment, surtout quand elles sont malades, mais globalement, elles dorment de 20h30 à 7h30 sans se réveiller et surtout sans nous réveiller 🙂 .

Mais depuis la rentrée de septembre, chaque soir, c’est plouf-plouf-dans-quelle-chambre-dormiras-tu-cette-nuit ? Depuis notre emménagement dans ce nouvel appartement et depuis qu’elle est passée (sans doute trop tôt) dans un grand lit, ma plus petite ne supporte plus de dormir seule dans sa chambre et se relève 78 543 fois par soir. Pour finir par s’endormir à 23h, se réveiller en cours de nuit et la finir avec nous. On a donc pris les choses en main comme on a pu : on a ressorti son lit parapluie, une fois dans notre chambre, un coup dans la chambre la grande, un coup dans la chambre de la petite.

On en a eu marre de ce campement permanent, de l’inconfort du lit parapluie (sans matelas !) et de cette incertitude pas rassurante du tout pour elles et on a tranché et tout réorganisé ce week-end : désormais, les minettes font chambre commune avec lit de grande pour ma petite et grand lit rapatrié de ma grande. L’autre chambre devient salle de jeux avec bureau pour les devoirs, pour leur permettre de continuer à s’isoler pour jouer quand elles le souhaitent (c’est à dire presque jamais).

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Le papa le vit comme un retour en arrière, mais moi je m’en fiche, ce qui compte, c’est la sérénité, un déménagement c’est un grand pas, passer dans un lit de grande aussi, avoir une chambre seule aussi, on ne pouvait pas leur demander de faire les 3 en même temps sans conséquences ! Je suis ravie qu’elle s’entendent si bien et se rassurent mutuellement et leur belle complicité m’émeut de plus en plus.

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Le code de la route

Cette fois, je le fais vraiment. Après m’être inscrite dans 3 auto écoles pendant mes études (et ne JAMAIS y être allée), je vais passer mon code et mon permis. J’ai moi-même du mal à y croire tellement c’était devenu une blague dans la famille « Alors, Babypop, tu passes ton permis cette année ? MOUAHAHAHA ».

Cette fois donc, j’y vais. J’y vais même tellement que parfois je prends une baby-sitter pour aller aux cours de code avec le moniteur.  Aaaah, les cours de code avec moniteur…  Souvent seule trentenaire au milieu d’ados ricanant qui copient les uns sur les autres ou s’envoient des textos pendant les cours. Le rêve. Et dire que je paie doublement pour être là !

Mais il faut l’avouer, passer son code est une source inépuisable de blagues déclinables à l’infini (je vais changer la couche de caca de ma fille : avec du liniment réponse A, avec une lingette réponse B, avec un gant de toilettes réponse C, je vais la laisser se noyer dans son caca réponse D)(tu vois le genre, quoi)(tu vois le genre réponse A, tu comprends pas mes blagues réponse B, ah bon c’est des blagues réponse C, des pneus neiges réponse D).

Mais d’ici quelques mois, à moi les virées chez Primark, les aprèms à la plage seule ! Non, je déconne : à moi les virées chez Carrefour avec caddie rempli, les aprèms à la plage avec retour plein de sables et de « NE VIDE PAS TES CHAUSSURES REMPLIES DE SABLE DANS LA VOITURE », et les engueulades de couple au volant. Ca tombe bien, on manquait de sujets d’engueulades. Oh wait.

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(à quand les émoticones du code de la route sur Iphone ?)

Je suis donc devenue pour quelques mois cette copilote ultra chiante « attend, regarde, tu n’as laissé que 3 bandes entre toi et la voiture de devant, tu sais que tu risques 2 points sur ton permis ? Surtout que là, à cette vitesse, si tu dois t’arrêter, il te faudra (rapide calcul mental) 64 mètres avant de t’arrêter ! ». « Tu sais que ce panneau c’est le seul qui annonce le danger immédiatement et pas à 150m ? ». Bref, un plaisir, un amour, je ferai un tabac sur Blablacar !

Je me suis fixé comme objectif de passer le code avant Noël (ou juste après selon les dispos), j’espère pouvoir y arriver et l’avoir du premier coup ! Ensuite, à moi les joies des cours de conduite de 7h à 8h avant de déposer l’une à l’école, l’autre à la crèche puis de me déposer moi-même au travail. Le code et le permis avec des enfants, les doigts dans le nez on a dit !

Mon hairbier #2 : vers une routine cheveux plus simple

Il y a plus d’un an j’écrivais ça : je passais ma vie à acheter des poudres, les essayer, les tester (les éternuer), dépenser une fortune dans différentes marques bios et naturelles sur des sites spécialisés. Mais je me suis lassée, et mon portefeuille aussi !

D’une part, j’ai totalement laissé tomber les poudres lavantes. Je n’y ai vu que des inconvénients : dures à se procurer, dures à stocker, dures à utiliser et surtout pas du tout adaptées à ma nature de cheveux malgré des masques avant-shampoings, après-shampoings. A un moment, il faut juste laisser tomber !

D’autre part : j’ai espacé les hennés, que je faisais tous les mois : le fait d’être « enrobant » a pratiquement raidi mes cheveux et ça c’est pas possible : ma bouclitude, c’est ma sexytude.

FullSizeRender_1Je surfe donc sur le « presque naturel mais tellement simple » : en somme, uniquement des marques plus ou moins bio et plus ou moins naturelles, et uniquement des hennés pour le côté colorant mais pas souvent. Et le tout, le plus rarement possible.

Depuis plusieurs mois je n’utilise que la marque Desert Essence en shampoing et après-shampoing. je sais qu’elle est décriée pour les plus « fascistes » des ultra-naturelles car ça contiendrait je ne sais plus quel produit pas au top, mais pour moi c’est parfait : très doux et soft, ça ne gratouille plus jamais et ça ne décape pas, et ça démêle et fait briller rapidement, contrairement à presque tous les après-shampoing bio testés (le pire : Chevalait : une odeur de yaourt au citron, une texture ultra grasse impossible à rincer, même appliqué avant le shampoing et des cheveux cartonnés et ternes).

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L’avantage de cette marque est que je la trouve dans ma pharmacie de quartier et qu’elle propose des grandes contenances également pour les après-shampoing. Mes chouchous : la gamme à la noix de coco et celle au jojoba.

Pour le henné, je cherche encore ma perle rare. Je déteste l’appliquer, en mettre partout, teinter ma salle de bain, devoir le garder des heures sur la tête, rincer en bouchant ma baignoire, mais je n’ai rien trouvé de mieux, et impossible pour moi de revenir aux colorations chimiques qui me brûlent littéralement le cuir chevelu. J’aime bien les barres de henné rouge de Lush : le mélange henné + huiles et produits anti-décapant est déjà fait dans ces barres à râper ou faire fondre. Le souci c’est qu’il reste toujours des morceaux et grumeaux plus épais et que c’est encore plus long à préparer. L’angoisse. Mais il a une couleur parfaite, pas du tout rouge d’ailleurs, mais châtain clair roux. Je m’en fais tous les 4 mois environ, presque uniquement pour camoufler mes 5 cheveux blancs qui rebiquent au milieu de ma tignasse et de ma frange, donc trop visibles ! La vieillitude…FullSizeRender

Et vous, quelle est votre routine cheveux en ce moment ? Y en a-t-il qui restent aux poudres et au no poo ?  Des marques à me conseiller ?

Les pro’s and con’s de Noël

Vous avez remarqué ? Je re-débarque ici, un mois avant Noël, comme de par hasard. Coïncidence ? Je ne crois pas !

En bonne Christm’addict que je suis, je vous ai dressé une petite liste des up and down de Noël. Mais bon, « up and down » c’est déjà pris, comme titre de chronique de blog, alors je l’ai renommée en douce, en anglais toujours, parce que c’est plus classe.

Pro’s : quand ta plus grande fille sait que le père Noël c’est bullshit, c’est vachement plus facile de parler des cadeaux, des listes, des « tu sais je pourrai pas tout t’acheter, hein. Enfin je veux dire, le père Noël ne pourra pas tout prendre ». FI-NI-TO. La prochaine étape de la tranquillité, c’est lui filer ta CB et lui dire d’aller se la chercher toute seule sa Raiponce-aux-cheveux-lumineux-qui-chante (Raiponce, qui chante, pas les cheveux).

Con’s : oubliez tout ce que je viens de dire, sa petite soeur, elle, y croit, il faudra donc faire doublement attention à ne pas faire de gaffe et que sa grande soeur non plus. On ne va pas y arriver, je vous le dis tout de suite.

Pro’s : Noël, c’est une super période pour faire des activités manuelles faciles, y a plein de tutos partout sur le net.

Con’s : en même temps, faut avoir envie de suspendre du PQ décoré dans son sapin

(Gros) Con’s (lol) : oh fuck, le sapin, les épines, les 4 ETAGES DE NOTRE NOUVEL APPARTEMENT.

Pro’s : le pétage de bide, le foie gras, l’oie farcie, les chocolats.

Con’s : oh wait, mon estomac malade. Pour moi ça sera un peu de boulghour sur son lit de concombre SANS VINAIGRETTE et yaourt nature, mais soyons fou, avec sucre pour fêter Noël.

Pro’s : fêter Noël dans notre nouvel appartement (on a emménagé en avril dernier, ça fait longtemps qu’on s’est pas vues, non ? Tu viens plus aux soirées ?). Assez grand pour le faire en partie chez nous, assez haut de plafond pour avoir un sapin de 2-3 mètres à l’américaine.

Pro’s : JE VAIS ENFIN AVOIR LE DROIT D’ECOUTER DES CHANTS DE NOEL EN BOUCLE.

Pro’s : « de bon matin, j’ai rencontré le traiiiiin, de trois grands rois qui allaient en voyaaaaageuh ». Pardon.

Con’s : Ramener les cadeaux, en train, après Noël (l’an dernier, baril de kaplas dans notre valise. Cette année, on est ready pour le sac de pierres).

Pro’s : je vais faire des listes et des listes de listes, et corner tous les catalogues.

Con’s : les beaux parents qui prennent des initiatives et t’offrent une salière et une poivrière jaunes, motif olives et cigales. T’ES MARSEILLAISE OU T’ES PAS MARSEILLAISE ?

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Pro’s : Noël ça m’inspire, ça me donne envie de publier ici 🙂

I’M BACK BITCHES !

L’envers de la photo

Tout a commencé ce week-end, quand j’ai envoyé à ma mère cette belle photo ensoleillée et souriante de notre famille sur la plage un 1er novembre.  Elle m’a répondu qu’on était beaux, qu’on était jeunes, qu’on avait l’air heureux. Et qu’elle m’enviait. Cette photo, j’aurai aussi pu la poster sur Facebook ou sur Instagram, ce à quoi j’aurai certainement récolté pléthore de cœurs et de « la chaaaaance ».

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L’envers du décor c’est que tout n’est pas si bleu que sur cette photo. L’envers du décor c’est que j’ai encore fini la journée en pleurant. Mes filles aussi. Je n’en peux plus de cette vie où c’est la course permanente. Comment trouver du temps pour moi, pour mon couple, pour mes filles ensemble et individuellement parce qu’elles en ont aussi terriblement besoin, pour faire du sport, pour passer mon permis, pour voir ma psy, pour voir mes amis. Je m’occupe de mes filles quasiment en solo à cause du travail de monsieur, de la maison aussi. Et je n’arrive pas à gérer. Comment vous faites vous ? Moi je stresse, je laisse tomber mes principes éducatifs, je crie, je pleure et elles aussi. Une foirade totale.

Voila c’est ça, l’envers de la photo.

C’est aussi que j’ai l’air jolie comme ça avec mes 10 kilos en moins mais la vérité, c’est que j’ai dû les perdre à cause d’un problème à l’estomac, apparu en grande partie au stress. Je ne peux plus rien avaler. Au propre comme au figuré. Quelle ironie cette maladie, tellement révélatrice de mon état d’esprit ces deux dernières années. L’envers du décor c’est que par moments mon couple ne tient qu’à un fil, celui des enfants.

L’enfer du décor c’est que je voudrai du temps, du calme, du silence. Parfois, juste parfois, je regrette presque d’avoir des enfants.

Mais pour l’instant, laissez-moi rêver que c’est bien nous sur la photo.