Perdue en pleine mer

Coucou Mamie, tu m’entends ? Tu sais je pense encore à toi tous les soirs, mais je ne pleure plus à chaque fois maintenant. Enfin, j’essaie de ne pas trop penser à toi, tu m’en veux pas hein ?

Tu sais tu serais contente, je ne suis plus blonde, tu trouvais ça fade vu que je suis « pâlichonne », tu me trouverais jolie aujourd’hui. Enfin, encore plus jolie. Par contre je ne mets toujours pas trop de robes.

Ce qui me rend triste, mais vraiment triste, c’est que tu n’as jamais vue ma toute petite fille. Un an et demi que tu n’es plus là. Ca me parait dingue, elle prend tellement de place aujourd’hui, et toi tu n’as même pas attendu, tu es partie avant qu’elle naisse. Tu m’as juste soufflé à l’oreille quand tu ne pouvais même plus parler ni ouvrir les yeux que tu étais « contente que ça soit encore une fille ». Et puis juste après tu as demandé à l’amour de ta vie si tu allais revoir la mer un jour, mais ça je ne veux pas trop  y penser.

L’autre jour j’ai fait un grand ménage de printemps, j’ai trié plein de trucs, j’adore faire ça. Et puis je suis tombée sur un collier de perles en toc qui t’appartenait. Mais je l’ai jeté, tu m’en veux pas hein ? Tu sais, tout me parle de toi, tout le temps et partout. Les odeurs, les intonations dans la voix de ma mère, mes expressions, ma chemise de nuit que tu portais à la fin. Ca parait glauque ? Non, moi j’adore, elle est tellement vivante cette chemise de nuit.

Donc je disais, tout me parle de toi, mais ces perles pas du tout. Elles sont figées, vieilles, moches. Tout l’inverse de toi, ça ne sert à rien un souvenir comme ça. Je préfère tout garder dans ma tête, comme ça tu n’es qu’à moi. C’est égoïste peut-être. Avec ses perles j’aurai sans doute pu parler de toi à mes filles. Mais je n’ai pas besoin de ça.

Tu sais mamie, depuis que tu es partie j’ai un peu moins peur de la mort. Enfin pas vraiment, en fait, ça serait joli de dire ça, mais en y réfléchissant vraiment ça me terrifie toujours autant. Mais je ne veux pas trop y penser non plus.

Tu sais hier j’ai pris le bateau, un mistral de dingue, des creux énormes, ça tanguait, ça t’aurait plu je pense. J’espère que tu vois la mer, là où tu es, tous les jours.

photo (1)

Mon Hairbier #1 : à la recherche d’une routine cheveux naturelle

Quoi vous pensiez être à l’abri de mes jeux de mot foireux ici ? Oh que non je suis plus en forme que jamais !

Depuis plusieurs  mois, j’ai totalement changé de façon de prendre soin de mes cheveux. Plus de coloration chimique, plus de shampoings et d’après-shampoing chimiques.

Comment j’en suis arrivée là ?

Par un simple constat ma bonne dame : à 32 ans, après de milliard de colorations, décolorations (au moins une tous les 3 mois depuis mes 15 ans je pense), 2 grossesses, mes belles boucles blond foncées ne sont plus que l’ombre d’elles même. Mon cuir chevelu gratte et à chaque pose de coloration chimique je souffre le martyr tellement ça brûle.

Sachant que ma bonnitude repose à 87% sur mes cheveux, la pression pour eux, il fallait faire quelque chose et vite !

Je fais donc tous ces tests vraiment pour des raisons de santé et de beauté de mes cheveux. Pas pour suivre une mode ni pour le bien de la planète (BOUH !).

J’ai testé plusieurs variantes du no-poo (qui veut dire pas de shampoing et non pas pas de lavage ;)) et j’ai aussi pratique des lavages aux poudres naturelles ayurvédiques ou non. Je n’ai pas encore totalement trouvé ce qui me convenait, ce que je préférais, même s’il y a déjà du mieux mais on y reviendra !

Se laver les cheveux sans shampoing, pourquoi s’emmerder au fait ?

– les shampoings traditionnels  du commerce (non bio ou naturels je précise) sont trop agressifs, bourrés de silicone qui étouffent les cheveux et de plein d’autres trucs pas cool qui te donnent les cheveux gras et gratouillants. C’est donc un cercle vicieux qui consiste à te donner envie de te laver les cheveux de plus en plus souvent, lavages qui t’abîment les cheveux. Oui, même ceux qui ont l’air naturel comme le Petit Marseillais ou les Ultra-Doux et compagnie.

Alors on remplace par quoi ?

Les plus aventureuses remplacent par des jaunes d’oeufs, mais moi non (odeur, prix, gâchis, pas envie),

Les plus chimistes remplacent par un mélange bicarbonate/vinaigre de cidre, mais moi non (testé une fois, détesté la texture, impression de décapage, odeur tristounette),

Les plus flemmardes remplacent par des lavages espacés à l’après-shampoing (qui contiennent des agents lavants en petite quantité, attention, il faut des après-shampoing sans silicone ni saloperies) : ah ça oui ça me va ! J’ai les cheveux secs et bouclés (fût un temps en tout cas),

Les plus motivées se laveront les cheveux avec des mélanges de poudres naturelles : rhassoul (sorte d’argile du Maghreb), shikakaï et sidr (poudres indiennes), mélangées à des actifs hydratants (miel, aloe vera)  et d’autres poudres de soin (poudre de guimauve, poudres beauté, amla pour le volume) si on veut. Je le pratique à l’occasion : quel plaisir de fabriquer ses mixtures et de toucher du doigt le 100% naturel ! J’adore le rhassoul qui fait briller et donne énormément de volume. Après une pose de rhassoul de 15 minutes je peux tenir 6 jours sans shampoing (et sans cheveux sales), mais ça emmêle et assèche mes cheveux, je ne peux pas me contenter de ça pour les laver.

Les plus schizos, comme moi, choisiront une alternance de toutes ces solutions. J’ai également commandé sur un site bio un shampoing familial bio et naturel, à la composition irréprochable : Helvétia Natura. Parce qu’un shampoing de temps en temps, ça me fait psychologiquement du bien et ça repeint moins la cuisine que mes lavages au rhassoul (coucou la baignoire bouchée et les coulées de boue sur le carrelage) et parce que je ne suis pas seule dans cette famille.

Mon problème (oui c’est un GRAVE problème) est de maintenant trouver un après-shampoing bio irréprochable, pas cher et en grande contenance. Autant dire que je n’ai pas trouvé mon Graal !

Image-1

Je vous raconterai dans un prochain article comment le henné est devenu mon unique colorant pour cheveux, comment le gel d’aloe vera ça sert à tout et que c’est magique, comment je cherche désormais des produits naturels et bio pour mon bébé, comment je soûle tout le monde à ne parler que de ça.

Et si bien sûr vous avez testé des produits et mixtures magiques, racontez-moi ça, je pourrai parler cheveux pendant des heures (ça se voit non ?)

Je me suis mise aux boules

Attention, pour inaugurer ce nouveau blog, ça va parler seske. Mais t’inquiète, ne cache pas les yeux de ton enfant (de toute façon il ne sait PAS lire)(oui je sais il est sûrement précoce, mais ils le sont tous, non ?), ça va parler rééducation du périnée surtout. Je te sens moins excitée là d’un coup ?

La rééducation pour être honnête je n’en ai quasiment pas faite. Oh si, quelques rendez-vous avec une sage-femme par-ci par-là pour la bonne conscience, un soulagement de ne pas voir sa tête horrifiée quand elle va vérifier ta « grotte », quelques mensonges pour lui assurer que je fais les exercices chez moi et hop c’est bon, y a pas de diplôme ?

Photo du 57904459-07- à 16

Ca aurait fait joli dans ma salle de bain pourtant « dauphin 16/20, anneau qui remonte : peut mieux faire » (si tu n’as pas fait de rééducation, ne cherche pas, promis).

Bref, je sens quand même depuis quelques temps qu’il y a du relâchement. Et avec lui, j’ai un peu honte.

Et je me connais, entre le travail, les filles, mon peu de temps libre et surtout surtout ma flemme monumentale, je n’irai jamais aux rendez-vous, et je ne ferai jamais les exercices.

Donc après avoir lu un article rédigé par une reporter de l’extrême, je me suis acheté des boules de geisha, en ricanant et en inondant mes copines de textos bien sûr.

En sachant que ma commande arriverait surement pendant mon absence et serait certainement récupérée par mon voisin du dessous, architecte sexy, j’ai hésité entre les acheter sur un sexshop en ligne ou sur le site périnée shop (oui oui ça existe)(non non ne va pas voir). Pour mon amour propre quand même, je les ai commandées dans un sexshop en me faisant des petites frayeurs pendant la visite de certaines rubriques (omondieu omondieu ça se met où ça ?).

Apparemment, les boules de geisha font le job toutes seule. Genre tu les mets, tu vas chercher ta fille à la crèche, tu étends ton linge, tu laisses encore brûler une compote sur le feu, comme toutes les compotes maison que tu essaies de faire (pas vous ?) et ton périnée est en train de se rééduquer, ni vu, ni connu (mais peut-être entendu vu que ça gling gling légèrement).

Bref, je teste ça et je vous raconte ?

C’est grand ici !

Là-bas, je ne pouvais plus respirer. Plus inspirée. Trop de bébés, de bébés, et de bébés.

Je n’arrivais plus à être drôle, je ne savais plus quoi dire, je ne savais plus ce que vous veniez y chercher.

J’ai toujours des enfants, oui bien sûr, je vais continuer d’en parler, mais pas seulement.

biatchJ’ai aussi envie de me moquer de mes collègues de travail avec vous, de vous parler de mes multiples tentatives de no-poo et hennés pour soigner mes cheveux. J’ai envie de parler de mode, entendons-nous bien, de mode de maman qui travaille (donc classe et cool mais avec taches de bave inside). J’ai envie de partager mes recettes (enfin MA recette, celle du fondant au chocolat, what else ?), de parler du nouvel équilibre de mon couple, de toutes ces choses qui font ma nouvelle vie.

 

J’ai envie de plein de choses et là-bas je ne pouvais plus.

Alors, vous êtes avec moi ?